Frontières verrouillées pour les clandestins tunisiens + carte des morts aux frontières

Publié le par Antirep24

2011 à 09H24. Nice MatinChef de la Police aux frontières à Menton, le commissaire Jean Gazan sait
combien la Côte d’Azur est scrutée de près ces jours-ci.

«Les consignes sont claires : reconduite à la frontière pour tous les clandestins. »


Dans cette région frontalière, le message de fermeté adressé par Brice Hortefeux prend une résonance particulière, alors que 5700 Tunisiens (selon les derniers chiffres) ont déjà fui vers l’autre rive de la Méditerranée, via l’île italienne de Lampedusa.

 

L’amorce d’un exode post-Ben Ali, avec cap sur la France pour nombre de clandestins?

C’est le scénario « appel d’air » redouté par les autorités françaises.


Notamment dans ces Alpes-Maritimes chères aux Tunisiens, où résident 120000 de leurs 600000 ressortissants en France.

 

Alors, les forces de l’ordre ont musclé leur dispositif de surveillance.

Elles ont interpellé 113 Tunisiens en situation irrégulière depuis début février, 74 depuis lundi.

 

Une cinquantaine ont séjourné au centre de rétention de Nice, plus encore ont été remis aux autorités italiennes. Suffisant pour endiguer cette première vague?

Retrouvez l'intégralité de l'article de Christophe Cirone dans notre édition de samedi
Les frontières européennes, un véritable mouroir pour clandestins africains Publié le  19/02/2011 | 02H41 GMT                                                         

par Ibrahima DIALLO. Sudonline

 

Entre 14 000 et 14 921 migrants africains sont morts aux frontières de l'Europe depuis 1988.
La majeure partie, plus de 11 000, sont décédés avant même d’entrer sur le territoire européen, dont 4 696 en Afrique.

Près de 10 000 sont morts noyés, dans la Méditerranée.

Ces informations sont contenues sur le site de "owni.fr" citant des organisations qui font le point sur la "guerre aux migrants", engagée par l’Europe.

 Plus de 14 000 migrants africains en partance pour "l’Eldorado européen", à la quête d’une vie meilleure, ont terminé leur trajet à l’au-delà.

11000 d’entre ces migrants sont mort avant de fouler le sol européen dont 4 696 sur le contient, alors que 10 000 reposent encore dans les eaux de la Méditerranée, suite au naufrage de leurs bateaux, mis à l’eau par leurs passeurs, en pleine mer ou à l’approche de la côte, ou fuyant les policiers qui cherchaient à les interpeller. 

C’est "Owni.fr" qui révèle ces informations recueillies auprès de  l’Organisation internationale pour les migrations (Oim)  et de plusieurs Ong de défense des droits des migrants et des réfugiés, qui compilent depuis les années 1980 et 1990 articles de presse et signalements effectués par des ONG, journalistes, universitaires, sources gouvernementales, etc., sur les migrants. 

Selon le cite, 864 personnes sont mortes de soif ou de faim, la majorité, perdue dans le désert, ou dans une embarcation à la dérive.

Près de 300 ont perdu la vie étouffés dans un camion, 254 assassinés et plus de 250 écrasés en traversant une
route ou en tombant d’un camion.

De même 215 sont morts de froid, 138 des 335 suicidés ont opté pour la pendaison, 4 sont morts en grève de la faim et 33 par immolation.

Cependant, les chiffres ne sont pas les mêmes suivant les organisations.

Là où l’Ong "United for intercultural action" répertorie 14 000 (depuis 1988), d’autres comme "No Border" parle 3899 et "Fortress Europe" dont la base de données remonte à 1988, 14 921, dont 10 952 en mer, et 1 691 dans le désert du
Sahara…

Cette disparité de chiffres montre bien qu’il est impossible de recenser avec exactitude la totalité des migrants morts pour avoir voulu trouver refuge en Europe.

C’est pourquoi l’Ong United estime d’ailleurs que le chiffre réel pourrait être trois fois plus important.


Paradoxalement, suivant les cartographies déjà produites, les "morts aux frontières de l’Europe" périssent essentiellement en Méditerranée, et en Afrique.

La majeure partie des migrants meurent noyés.

Toutefois, les noyades ne sont pas toutes forcément dues aux mauvaises conditions climatiques, ou au surpeuplement des embarcations.


Environ 235 migrants sont tués par des policiers, gardes-côtes et même des militaires.

Pour mesurer l’ampleur de ce qu’il qualifie de "guerre aux migrants", Owni propose "Mémorial des morts aux frontières de l’Europe", sous forme de carte interactive."


http://www.sudonline.sn/les-frontieres-europeennes-un-veritable-mouroir-pour-clandestins-africains-_a_1634.html

Pour voir la carte :

http://owni.fr/2011/02/18/app-la-carte-des-morts-aux-frontieres-de-leurope/

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Publié dans National

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